

CAREME 2026

Le livret de carême 2026
«Me voici!»
Telle est la réponse des catéchumènes lors du rite de «l’appel décisif», qui a lieu le premier dimanche de carême. Ils manifestent ainsi leur ferme volonté de rejoindre la multitude des croyants qui les ont précédés sur la voie des disciples missionnaires. Ils y auront été préparés par plus de dix-huit mois de catéchèse, vécue au sein d’une équipe d’accompagnement, et des célébrations liturgiques communautaires auxquels ils auront pris part.Ce temps rappelle ceux des prophètes, tel Isaïe qui a su dire à Dieu «me voici, envoie-moi» (cf. Is 6, 8).
Temps de grâce, de purification et d’approfondissement de la foi, le carême représente une grande étape spirituelle que les catéchumènes auront à franchir dans la joie et l’espérance, en communion avec leur communauté chrétienne d’appartenance, portés et soutenus par elle. À travers les scrutins– célébrés le 3e, le 4e et le 5e dimanche – ils seront appelés à purifier leur cœur et leur intelligence… et à stimuler leur volonté pour s’attacher plus profondément au Christ, et à approfondir leur désir de salut et la découverte
de tout ce qui s’y oppose (cf. Rituel de l’initiation Chrétienne des Adultes, p.99).
A leur image, chaque croyant pourra entrer dans ce temps, s’engager à renforcer sa relation avec le Seigneur, pour lui redire: «Me voici». Aussi, se laissera-t-il scruter par le Seigneur, pour délecter la joie d’une rencontre renouvelée, rafraichie, approfondie avec lui. Cette réponse se concrétisera à travers la pratique de la prière, la pénitence et le partage, telle que l’Eglise la propose pour ce temps.
Dans la communion ecclésiale, la méditation de la parole de Dieu au cours des liturgies du carême sera également d’un grand secours. Aussi, vous proposons-nous, dans les pages qui suivent, quelques extraits commentés et accompagnés de questions pour aider à mieux les approfondir.
Osons nous réunir et inviter les catéchumènes à prendre part à nos fraternités. Ils sont nombreux, il y en a certainement dans notre paroisse. Dire «me voici» à notre tour, ne reviendrait-il pas à travailler pour une église toujours plus proche des gens, et vivre une fraternité réelle et constante où l’on pourra entendre Dieu lui-même répondre à nos appels: «Me voici» (cf. Is. 52, 6).
Arpenté ensemble, le chemin du carême n’en sera que plus beau et la victoire de Pâques plus éclatante !

