top of page
Edito_NL_1f3b8678.png

Du calme, citoyens.  

Dans un état de droit, la justice doit être respectée, pour préserver la vie commune et le bien de tous. Il est normal que l’État mette en œuvre la force publique pour mettre hors d’état de nuire ceux qui détruisent les outils de travail, le patrimoine et les symboles de nos institutions publiques, et ceux qui blessent les personnes ou les terrorisent. La sécurité est un droit. Elle doit être assurée à tous en notre pays, de façon digne et respectueuse de chacun. 

Les jeunes – « nos jeunes », nos enfants, nos amis – sont désireux d’un avenir bon et beau, et d’un présent qui permette de l’atteindre. Ils désirent une vie réussie, et nous la désirons avec eux et pour eux. Ils sont aussi intelligents et créatifs que les générations qui les précèdent. Le contexte est nouveau mais la capacité d’affronter les défis du temps est en eux, si nous les aidons et si nous aidons les équipes éducatives et les familles à remplir leur mission.  

Ces aspirations de la plupart des jeunes sont déviées par des torrents de violence et la folie des « ultras ». Elles sont aussi instrumentalisées par des politiques à l’égo électoral disproportionné et aux propos extrêmes irresponsables. Ils sont enfin amplifiés par des réseaux sociaux hors de contrôle – malgré tant de lois votées pour les canaliser -. Quel gâchis !  

Notre responsabilité collective est immense en ces temps, et chaque chrétien est appelé à y prendre sa part, par la prière et l’action. L’ambiance pré-électorale ne doit pas nous détourner de la sagesse chrétienne qui, en toutes choses, cherche la paix et le bien de tous, dans un environnement respecté, où les droits et les devoirs de chacun sont équitablement assurés.  

Ni résignation, ni fatalisme, ni repli, ni colère. Notre temps est celui de la résistance au mal, le temps de l’Espérance. La foi nous est donnée pour cela, et nous la partageons fraternellement aussi pour cela.  

 

+ Gérard Le Stang
Évêque d’Amiens.  

CLIQUEZ SUR LA VIDEO

fra-angelico-la-ronde-des-anges.jpg

Dans la tradition catholique romaine, la Toussaint est la fête de tous les saints

. Il s’agit de fêter ceux et celles que l’Église a canonisés. Mais aussi de célébrer les saints « inconnus ». Comment honorer des saints que l’on ne connaît pas ? Et pourquoi un jour pour fêter tous les saints alors qu’on les célèbre chaque jour du calendrier ?

Fête de la Toussaint : quelle signification ?

La Toussaint fait partie de ces fêtes chrétiennes qui ne trouvent pas leurs origines dans la Bible – ni dans le Premier Testament ni dans les évangiles – mais dans l’histoire de la religion catholique. C’est le pape Grégoire III qui, au VIIIe siècle, la fixa au 1er novembre. Avant cela, elle était célébrée après la fête de la Pentecôte.

On a tendance à confondre la commémoration des fidèles défunts, que l’on appelle aussi parfois « jour des morts », avec la Toussaint. Sans doute parce que cette période de l’année, entre fin octobre et début novembre, est historiquement marquée par des traditions liées à la mort et à la mémoire des défunts. Dans le calendrier des fêtes païennes en effet, le 31 octobre était marqué par la fête celtique de Samain. Cette dernière serait l’ancêtre d’Halloween.

« Halloween » vient de l’expression « All Hallows’Eve », qui signifie « veille de la fête de tous les saints ». Cette fête des morts, particulièrement populaire dans les pays anglo-saxons, a lieu au soir du 31 octobre – la veille, donc, de la Toussaint. Dans la religion catholique le Jour des défunts se tient au lendemain de la Toussaint, le 2 novembre, et les deux sont étroitement liés.

La canonisation, une tradition ancienne 

Pourquoi célébrer tous les saints le même jour alors qu’on les fête tout au long de l’année ? Dans le calendrier grégorien, en effet, à chaque date correspond le ou les nom(s) des personnes que l’Église catholique a canonisées ou béatifiées. Le « saint du jour » fait même partie des informations que donne l’éphéméride.

Parmi les noms cités dans le calendrier romain, on trouve ceux des martyrs des tout premiers temps du christianisme. C’est que la coutume de célébrer les martyrs de la foi le jour anniversaire de leur mort est apparue très tôt. Puis, au cours des siècles, on a voulu distinguer des hommes et des femmes, pas forcément martyrs, mais qui ont par leur foi marqué leurs contemporains. Leur réputation de sainteté était établie selon la « vox populi », la voix du peuple.

Au cours des Xe, XIe siècles, l’Église a, petit à petit, institué la canonisation, c’est-à-dire la reconnaissance après leur mort de ces hommes et de ces femmes qui ont été des témoins de la présence de Dieu. Aujourd’hui, la tradition perdure, elle est spécifique aux orthodoxes et aux catholiques. Le dicastère pour la cause des saints, au Vatican, inscrit leurs noms au Martyrologe romain, la liste « officielle » des saints et des bienheureux.

Fêter des saints inconnus 

En célébrant aussi les saints « inconnus » le jour de la Toussaint, l’Église catholique reconnaît qu’elle n’a pas pu recenser tous ceux dont la vie de foi a été exemplaire ! On dit aussi des défunts qu’ils sont saints dès lors qu’ils sont entrés dans la vie éternelle auprès de Dieu.

La Toussaint, finalement, c’est la fête de la sainteté. Et la sainteté est la nature même de Dieu. Or, l’idée centrale du christianisme est de dire que Dieu s’est fait homme et qu’il est présent en chacun et chacune de ses créatures. Lors de la fête de la Toussaint, on est tous incités à voir en l’autre une image de Dieu.

​

​

​

​

​

​

​

​

​

​

​

​

​

​

​

​

​

​

​

​

​

​

​

 

​

Toussaint, jour des morts : quelle différence ?

La Toussaint est une fête catholique célébrée le 1er novembre, au cours de laquelle on célèbre les saints. Le Jour des morts, ou commémoration de tous les fidèles défunts, est célébré le lendemain, le 2 novembre. Ce jour-là, plus de 35 millions de Français se rendent au cimetière. Une journée pour se souvenir de ceux qui nous ont quittés.

​

​

​

cimetiere-1536x1187.jpg
bottom of page