

SERVANTS AUTEL

Les servants d’autel sont certes membres de l’assemblée, mais ils ont un rôle particulier dans les célébrations liturgiques. Leur fonction est importante parce qu’ils se mettent non seulement au service du prêtre qui préside, mais également au service de la prière communautaire.
Au service de l'autel
L'Église attache une grande importance à la beauté de la prière liturgique. Cette prière exprime la foi des chrétiens et la nourrit. Dans la liturgie, les servants d’autel, également appelés servants de messe, sont appelés à intervenir dans le chœur de l’église, aux côtés du prêtre. Leur rôle est multiple : ils s’occupent de porter la croix de procession, les cierges, ou encore l’encensoir.
Les servants interviennent particulièrement à l’offertoire de la messe, pour aider à la préparation de l’autel et à la présentation par le célébrant du pain et du vin.
Au service de la prière de l’assemblée
Le servant d’autel est ainsi une aide précieuse pour le prêtre, mais il est aussi au service de la prière de toute l’assemblée : par leur présence discrète, ils favorisent la prière des fidèles. Ils doivent donc accomplir leur fonction le plus dignement possible. Remplir avec cœur ce service pour aider les chrétiens à mieux prier, à intérioriser les rites, c’est une mission d’Eglise tout à fait nécessaire.
C’est un très beau service dont le premier fruit est d’aider celui qui l’accomplit à mieux participer à la liturgie.
Même les servants [...] s'acquittent d'un véritable ministère liturgique. C'est pourquoi ils exerceront leur fonction avec toute la piété sincère et le bon ordre qui conviennent à un si grand ministère, et que le peuple de Dieu exige d'eux à bon droit. Aussi faut-il soigneusement leur inculquer l'esprit de la liturgie, selon la mesure de chacun, et les former à jouer leur rôle de façon exacte et ordonnée.
Constitution sur la Sainte Liturgie nº 29
Devenir servant d’autel
On ne devient pas servant d’autel du jour au lendemain. Servir la messe, cela s'apprend progressivement par la pratique, aidé en cela par des aînés.
Si tu souhaites rejoindre le groupe des servants d’autel de la paroisse, n’hésites pas à venir en parler à un prêtre après la messe ou à contacter la paroisse par téléphone au 03 22 84 16 90

LES OBJETS LITURGIQUES
Par objets liturgiques on entend l’ensemble d’objets nécessaires au culte, en particulier pour la célébration de l’Eucharistie, mais aussi pour décorer l’autel, l’église, le prêtre (dans ce cas précis, on parle plus proprement d’ornements liturgiques) et pour la conservation du Saint Sacrement (vases sacrés).
Les objets liturgiques est réalisé le plus souvent avec des matériaux précieux. En particulier, les éléments du objets liturgiques qui sont en contact direct avec la Sainte Eucharistie doivent tenir compte de la valeur de ce qu’ils contiendront ou qu’ils toucheront. Chasubles, tuniques, chape et voile huméral doivent être fabriqués en soie, tandis que l’aube, le purificatoire, la pale, les nappes et les amicts peuvent être simplement en lin ou en chanvre. Le calice, le ciboire, la patène et l’ostensoir doivent être en or ou en argent. Si l’ orfèvrerie liturgique est fabriquée avec des métaux moins précieux, l’intérieur du calice et du ciboire doit en tout cas être doré.
Dans l’Église des origines on ne prêtait pas trop d’importance au objets liturgiques: les sacrements étaient célébrés dans des pièces communes, avec des vêtements et des objets de tous les jours, à l’image du Christ. Ensuite, quand la Liturgie assura une forme rituelle de plus en plus définie, le objets liturgiques devint une composante indispensable et symbolique de la célébration. Avec le temps s’accentua également la différenciation entre les vêtements des laïcs et du clergé, surtout pendant les rites, quand le prêtre devient autre que lui-même.
La forme et les matériaux d’autres pièces de objets liturgiques, comme des vases par exemple, se peaufina aussi au cours des siècles selon des critères précis. Les broderies, les décors ciselés et la marqueterie exécutés par d’excellents artistes et d’habiles artisans lièrent de manière indissociable l’histoire du objets liturgiques à celle de l’histoire, enrichissant les églises et les lieux de culte de véritables chefs d’œuvre et créant une séparation de plus en plus évidente entre les objets d’usage commun et ceux dédiés et réservés à la Liturgie.
Cependant, l’Église exige également pour le objets liturgiques le respect des principes d’une noble simplicité : la forme et la matière sont plus importants que la richesse de l’ornement lui-même.
La plupart des pièces du objets liturgiques sont consacrées avant usage et conservées dans un endroit spécifiquement dédié en sacristie.